Je Veux Te Parler De Ce pays Ou Je Vis

Je Veux Te Parler De Ce pays Ou Je Vis
Je veux te parler de ce pays ou je suis.
Ce pays de larme ou l'on n'existe pas.
C
'est un pays sans contours.
S
ans frontières.
C'est un pays ou tous les hommes sont égaux.
C'est un pays ou l'on ne parle pas et ou on ne marche pas.
C'est un pays ou on n'est allongé sur un sol froid.
Un pays ou l'on attends.
Un pays ou l'on ne pèse presque plus aucun poids.
Meme si l'on marchait, on ne laisserait aucune trace sur le sable.
On pourrait courir sur les nuages et sur les vagues.
C'est un pays ou l'on ne demande ni visa ni passeport. Ni papier en règle. Tout le monde peut y venir. Sans distinction de race ni de religion."

# Gepost op vrijdag 16 februari 2007, 08u02

Gewijzigd op vrijdag 29 februari 2008, 12u40

Avoir faim

Avoir faim
"Il y a des pauvres a tout les coins de rue. Des gens que la faim fait pleurer et qui restent des semaines entières sans boire ni manger. Des gens qui n'ont rien sur le dos que la peau et les os. Il sont maigres comme des clous et ont peine a se mettre debout. Leurs jambes ne les portent plus. Ils se mettent en boule et il attendent que quelqu'un les voie, qu'une ame charitable dans ce vaste monde ait pitié de leur sort et leur donne quelque chose a grignoter : un morceau de pain, des olives....."

Quelque fois la faim était si forte que je prenais sans regarder tout ce qui me tombait sous la main. Je déclenchais a tous les coups les foudres du marchand lésé. Sa colère était immense. Il hurlait écument de rage. Je devinais son visage et sa hargne. Sa fureur dans mon dos.(...) Ils me faisaient de la peine. Seulement la faim c'est plus fort que tout. ce n'était pas le simple plaisir qui me faisait commettre ces larcins. Comme le disent quelquefois la police et ceux qui n'ont jamais faim.Je n'avais plus la force de résister a cette chose qui vous travaille le ventre, éloigne de vous la raison, vous rend capable du pire."

"J'étais affalé dans un coin. Je me tordais le ventre. Je m'étais caché pour que personne ne me voie. Je n'aime pas qu'on me voie quand j'ai faim. Je cherche un endroit et je m'y colle.Je me met en boule et j'attends. J'attends que sa passe. J'attend que les douleurs ne soient plus violente. Je connais la faim. J'ai appris la connaitre.C' est une vieille connaissance. J'ai apprivoiser ses signes. Quand elle se déclare je suis rarement pris au dépourvu. Je ne pleure plus quand j'ai faim. Je sais attendre. La faim n'est pas tout le temps violente.Détrompe toi. Elle fait mal au premier instant seulement.Elle te noue le ventre, le rétrécit.... C'est cela qui te fait mal. Puis tu ne sens plus rien. Tu as la tete qui tourne un peu, et c'est tout".

Extrait du livre le partage du monde de Kebir Ammi

# Gepost op vrijdag 16 februari 2007, 07u14

Gewijzigd op vrijdag 29 februari 2008, 12u46

Cher Brahim..

Cher Brahim..

Je sais tes soucis, mais on ne peut pas accueillir toute la misère du monde.On ne peut pas ouvrir la porte a tous les pauvres de la terre.
S'il n'y avait que toi, il y a lomgtemps, tu sais, qu'on t'aurait accueilli a bras ouverts. Mais il y a tous les autres, tous les pauvres du monde. S'ils apprenaient que je te faisais une faveur quelconque, ils rappliqueraient tous et dieu sait comment tout cela finirait.
Je sais bien que ce n'est pas une vie que tu mènes. Ca ne mérite pas le nom de la vie. C'est pire qu'une vie de chien. Aucun homme ne devrait vivre ainsi.
C'est une honte pour l'humanité entière que des humains, nos semblables, n'aient pas meme le minimun pour vivre.
Je comprends ta colère et je suis d'accord avec toi lorsque tu dis que les riches, les pays riches, ont du voler a un moment ou a un autre les pauvres. Je crois que j'aurais réagi tout comme toisi j'avais été a ta place. J'aurais pris les armes et j'aurais foncé, les yeux fermé, dans le tas. J'aurais mis des bombes partout et j'aurais laissé discourir les experts. Je les aurais laissés donner des chiffres et commenter des courbes.....C'est pour ca que je ne t'en veux pas.
Crois moi je songe souvent aux pauvres. J'ai honte d'appartenir au club des riches, au sept pays les plus riches du monde. Oui j'ai honte de cet appétit féroce qui nous caractérise et qui fait que nous nous goinfrons sans mesure ni retenue.
Quelquefois, j'ai envie de quitter le pouvoir et de voler au secours des veuves et des orphelins. Il y en a tellement dans le monde. Je ferai oeuvre utile. Je m'éloignerais des vanités du pouvoir et du luxe tapageur de ce lieu. Je courrais le monde pour dénicher les tyrans et rendre justice aux pauvres.
Vois-tu je hais ce lieu. Il me rapelle sans cesse que j'ai trahi, malgré moi, mon idéal de justice. Je regrette de gouverner ce pays. Je n'aurais jamais du briguer la présidence. Je n'aurais jamais du nourir cette ambition. Elle m'a fait perdre de vue l'essentiel, ce en quoi j'ai toujours cru.
Tu me connais bien, Brahim. J'ai toujours voulu me rendre utile et non me vautrer dans le luxe. Or, je constate, a mon grand regret, que je suis, sans le vouloir vraiment, du coté des riches, et que j'ai oublié les pauvres. Cela fait de moi le plus malheureux des hommes.Je refuse ce confort et ce luxe. Je refuse cette vie facile. Je veux m'associer aux révoltes qui agitent sa et la le monde. C'est cela qui compte. Cette lutte. Le reste est insignifiant. Je veux quitter le camp des nantis et me draper dans des baillons, et dormir a la belle étoile, et risquer ma vie, et lutter pour un monde meilleur.
Je sors souvent du palais de l'Elysée, le soir. J'attends que tout le monde dorme. Je rend visite a une vieille gouape, une sorcière, a l'autre bout de la ville. (...) elle m'assure que je pourrais bientot etre duex hommes a la fois : je pourrai continuer de présider la france et j'irai lutter avec les pauvres pour un monde plus humain. Je ne pouvais pas lui dire que c'est a toi, brahim, que j'écrivais pour l'expliquer que je regrettais d'avoir instituer un visa obligatoire pour les pauvres. Je n'avais pas le choix brahim. C'est les députés qui m'ont forcé la main.
"Il fait instituer un visa m'ont-ils dit , si on ne veut pas que tous les pauvres du monde rappliquent. On dirait qu'ils sont bouchés. Il faut leur barrer la route. tu piges? Il faut les empecher d'entrer. Il faut les décourager par tous les moyens. Les pauvres, ca ne comprend jamais que la manière forte. Si on leur explique avec des mots ils ne voudront jamais entendre raison"
Voila brahim je te laisse maintenant. J'espere que tu ne m'en veux pas trop. (...)Sois sur en tout cas qu'un jour on se retrouvera tous les deux cote a cote et on se battra pour un monde meilleur.
signé : le président de la république

Extrait du livre : le partage du monde de Kebir ammi

# Gepost op vrijdag 16 februari 2007, 06u23

Gewijzigd op vrijdag 29 februari 2008, 12u35